Fondamentaux du supérieur

Trois exercices pour vérifier l’essentiel en atomistique.

Quelques repères, trois surfaces angulaires calculées et trois exercices corrigés : assez pour commencer sérieusement, sans transformer cette page en cours exhaustif.

Contenu pédagogique original par Rémi Piau · Programme officiel et cohérence scientifique vérifiés le 8 septembre 2026.

NiveauTransition lycée–Licence
Durée30 à 40 minutes
FormatRappels + 3 exercices corrigés

1. Rappels express

ObjetCe qu’il faut savoir utiliser
NucléideZ est le nombre de protons ; A est le nombre total de nucléons ; le nombre de neutrons vaut AZ.
IsotopesMême élément donc même Z, mais nombres de neutrons et valeurs de A différents.
Sous-couchesℓ = 0, 1, 2, 3 correspond à s, p, d, f. Une sous-couche s contient 1 orbitale, p en contient 3, d en contient 5.
OccupationUne orbitale accueille au plus deux électrons de spins opposés. Les orbitales dégénérées sont occupées séparément avant l’appariement.
ConfigurationOn combine l’ordre de remplissage, le principe de Pauli et la règle de Hund, puis on contrôle le nombre total d’électrons.
CationsPour les métaux de transition, on retire d’abord les électrons de la couche de plus grand n : 4s avant 3d.
Convention de dessinLes orbitales ci-dessous sont des surfaces de représentation calculées à partir de la fonction d’onde : ce ne sont ni des trajectoires ni des limites matérielles. Les deux teintes distinguent des régions où la fonction d’onde réelle ψ a des signes opposés ; elles ne représentent ni deux charges ni deux densités électroniques différentes. Aucun symbole de phase n’est superposé aux lobes.

2. Trois surfaces angulaires représentatives

Surface sphérique de l’orbitale 1s dans un repère x y z
1sSymétrie sphérique, aucun nœud angulaire.
Deux lobes de l’orbitale 2p z séparés par le plan nodal xy
2pzDeux lobes alignés selon z, plan nodal xy.
Deux lobes axiaux et tore équatorial de l’orbitale 3d z carré
3dDeux lobes axiaux et un tore équatorial.

3. Exercice 1 — nombres quantiques

Énoncé

Parmi les quadruplets suivants, lesquels peuvent décrire un électron ? Combien d’orbitales et d’électrons au maximum comporte une sous-couche 3d ?

  1. (3, 2, +1, −1/2)
  2. (2, 2, 0, +1/2)
  3. (3, 1, −2, +1/2)
Voir la correction

Les contraintes sont : n ≥ 1 ; 0 ≤ ℓ ≤ n − 1 ; −ℓ ≤ m ≤ +ℓ ; ms = ±1/2.

  • a est valide : pour n = 3 et ℓ = 2, m peut valoir +1.
  • b est impossible : pour n = 2, ℓ ne peut valoir que 0 ou 1.
  • c est impossible : pour ℓ = 1, m vaut −1, 0 ou +1, jamais −2.

Pour 3d, ℓ = 2 donne cinq valeurs de m, donc cinq orbitales. À deux électrons par orbitale, la capacité maximale est dix électrons.

4. Exercice 2 — atome et cation

Énoncé

Écrire les configurations électroniques fondamentales de Fe (Z = 26) et de Fe2+. Indiquer le nombre d’électrons non appariés dans le modèle de l’ion libre.

Voir la correction
  1. Le cœur [Ar] représente 18 électrons.
  2. Fe possède encore huit électrons : Fe = [Ar] 3d6 4s2.
  3. Pour former Fe2+, on retire les deux électrons de plus grand n, donc ceux de 4s : Fe2+ = [Ar] 3d6.
  4. Dans cinq orbitales d dégénérées, six électrons donnent quatre orbitales simplement occupées et une orbitale doublement occupée : quatre électrons restent non appariés.

Contrôle : Fe2+ possède 24 électrons, soit 18 + 6.

5. Exercice 3 — périodicité

Énoncé

Sans utiliser de valeurs tabulées : (a) comparer le rayon atomique de Na et de Cl ; (b) comparer leur première énergie d’ionisation ; (c) classer O2−, F, Na+ et Mg2+ par rayon décroissant.

Voir la correction

a. Na et Cl appartiennent à la même période. La charge nucléaire effective augmente globalement vers la droite : le rayon de Na est plus grand que celui de Cl.

b. Retirer un électron devient globalement plus difficile vers la droite : la première énergie d’ionisation de Cl est supérieure à celle de Na.

c. Les quatre ions possèdent dix électrons. Dans une série isoélectronique, plus Z est grand, plus les électrons sont attirés. Le rayon décroît donc ainsi : O2− > F > Na+ > Mg2+.

6. Pour poursuivre sans se disperser

Si ces trois exercices sont difficiles, reprenez d’abord la signification de chaque nombre quantique et le comptage des électrons. Si tout est fiable, passez aux structures de Lewis, à la géométrie, aux interactions faibles et à la stéréochimie.

Source officielleProgramme officiel de chimie du concours, bloc atomistique et périodicitéVérifié le 8 septembre 2026Consulter le SCAV