Objectifs et repères du chapitre
STRUCTURE DE LA MATIÈRE - Noyau, modèle quantique, orbitales et classification
Objectif du chapitre
Construire une configuration électronique, comprendre ce que représente une orbitale et relier la position d’un élément à ses propriétés.
Ce que tu vas apprendre
distinguer isotope, ion, nombre de masse et numéro atomique ;
vérifier un quadruplet de nombres quantiques et interpréter une orbitale ;
appliquer Pauli, Hund et Klechkowski sans confondre leurs rôles ;
établir la configuration d’un atome ou d’un ion, y compris un métal de transition courant ;
retrouver bloc, période, groupe et tendances de rayon ou d’électronégativité.
Repères pour le concours
Les annales demandent volontiers une chaîne courte mais complète : configuration, électrons de valence, position puis propriété. Les rapports signalent des noms de règles intervertis, des électrons retirés dans la mauvaise sous-couche et des couleurs d’orbitales interprétées comme des charges. Depuis l’allègement du programme, la compréhension et la justification attendues priment sur les exceptions encyclopédiques.
Diagnostic — 12 minutes
Que représentent et dans ?
Combien de protons, neutrons et électrons possède ?
Combien d’orbitales contient une sous-couche ? une sous-couche ?
Quelle est la capacité maximale de ?
Le quadruplet est-il permis ?
Écrire la configuration de O, .
Quelle règle impose des électrons célibataires parallèles avant appariement ?
Dans une période, comment évolue globalement le rayon atomique de gauche à droite ?
Correction du diagnostic — localiser la première notion fragile
Le but n’est pas de compter huit bonnes réponses, mais de repérer le premier maillon qui manque. Pour chaque question, vérifie d’abord la définition, puis la règle utilisée, puis le calcul.
Dans , est le numéro atomique : il compte les protons et identifie l’élément. est le nombre de masse : il compte tous les nucléons. Ainsi le nombre de neutrons est .
Pour : , donc 17 protons ; neutrons. La charge signifie un électron de plus que l’atome neutre : électrons.
Une sous-couche de nombre quantique contient orbitales. Pour , : trois orbitales. Pour , : cinq orbitales.
Chaque orbitale accueille au plus deux électrons de spins opposés. La sous-couche , constituée de trois orbitales, peut donc contenir électrons.
Le quadruplet est impossible. Pour , la condition impose ou 1 ; la valeur échoue avant même d’examiner et .
L’oxygène possède huit électrons. L’ordre de remplissage donne . Le contrôle ferme la chaîne.
La règle de Hund impose d’occuper séparément le maximum d’orbitales dégénérées avec des spins parallèles avant tout appariement. Pauli limite, lui, une orbitale à deux électrons de spins opposés.
Dans une période, le rayon atomique diminue globalement de gauche à droite : la charge nucléaire augmente sans ajout d’une nouvelle couche principale, donc les électrons de valence sont globalement davantage attirés.
| Résultat | Point de reprise conseillé |
|---|---|
| 0 à 3 réponses sûres | Reprendre noyau, ion et vocabulaire, puis refaire les questions 1 à 4 sans aide. |
| 4 à 6 réponses sûres | Reprendre nombres quantiques et remplissage avant d’aborder les exceptions. |
| 7 ou 8 réponses sûres | Passer aux exemples, mais rédiger chaque justification en une phrase complète. |
1. Noyau, isotopes et ions
Un noyau contient protons et neutrons. Des isotopes ont le même et des valeurs différentes de . Le nombre de charge algébrique est sans dimension ; la charge physique vaut . Un ion de nombre de charge possède électrons : pour , on retire deux électrons ; pour , on en ajoute un.
Recomposer une espèce
Un ion possède 26 protons, 30 neutrons et 23 électrons. Identifier l’élément, et la charge.
Trois soustractions, trois sens
correspond au fer Fe. . La charge vaut . L’espèce est donc . Contrôle d’unité et de sens. Une charge signifie bien trois électrons de moins que l’atome neutre.
Masse atomique moyenne — ne pas moyenner les nombres au hasard
Le chlore d’un échantillon est constitué à de l’isotope de masse et à de l’isotope de masse . Calculer la masse atomique moyenne.
Une moyenne pondérée par les abondances
Relation littérale. Les fractions doivent être écrites entre 0 et 1 et leur somme doit valoir 1 : , et . Application numérique. Contrôle d’unité et de sens. La moyenne est comprise entre 34,97 et 36,97 et plus proche de la masse de l’isotope majoritaire : le résultat est cohérent.
2. Atome monoélectronique : le périmètre réellement utile
Un atome ou ion monoélectronique ne possède qu’un seul électron : H, ou , par exemple. Dans le périmètre du concours, ce modèle sert à introduire la fonction d’onde et les nombres quantiques ; il ne justifie pas d’ajouter un chapitre autonome de spectroscopie atomique.
Le calcul des niveaux d’énergie de l’hydrogène, des raies de Balmer ou de la constante de Rydberg ne figure pas explicitement dans le programme fourni. Il n’est donc pas à mémoriser pour ce parcours. Si un sujet fournit une relation faisant intervenir un rayonnement, on l’exploite avec ses données et ses unités, dans le contexte indiqué.
Filtre concours — ce qu’il faut réellement savoir faire
Pour une question d’atomistique, suivre la chaîne suivante : compter les électrons ; établir la configuration électronique ; identifier les électrons de valence ; relier , , et à l’orbitale ; enfin exploiter la position dans le tableau périodique. Une formule spectroscopique ne doit être utilisée que si l’énoncé la fournit ou si la question la rend explicitement nécessaire.
Le modèle planétaire s’arrête ici
Une orbitale n’est pas une trajectoire ; un électron n’est pas une petite planète localisée. Le spin n’est pas davantage une rotation classique de l’électron sur lui-même. Ces images peuvent aider à poser une question, mais elles ne doivent jamais être utilisées comme définition scientifique.
3. De la trajectoire impossible à l’orbitale
En mécanique quantique, l’électron n’est pas décrit par une trajectoire planétaire. Une orbitale atomique est une fonction d’onde spatiale monoélectronique ; après normalisation, donne la densité de probabilité de présence associée. Une surface d’orbitale représente une isosurface choisie de ou une région contenant une proportion fixée de la probabilité, pas une frontière matérielle.
La fonction d’onde peut être positive, négative ou nulle ; son signe est une phase, pas une charge. La densité de probabilité est proportionnelle à et ne porte donc plus ce signe. Les surfaces colorées dessinées dans ce chapitre sont des surfaces d’isovaleur choisies pour rendre la forme visible : l’orbitale mathématique ne s’arrête pas brutalement à leur bord.
Les quatre nombres quantiques obéissent à Le lien entre et le type de sous-couche est Une sous-couche de nombre contient orbitales et au plus électrons.
| Nombre | Valeurs permises | Rôle dans le modèle | Contrôle rapide |
|---|---|---|---|
| couche principale et extension spatiale | entier strictement positif | ||
| à | sous-couche et forme orbitale | jamais égal ou supérieur à | |
| à | projection du moment cinétique orbital sur un axe choisi, en unités de ; repère fonctions dans la base complexe usuelle | entier dans l’intervalle | |
| ou | projection du spin | seulement deux valeurs |
Pour une couche de nombre , la somme des orbitales pour à vaut . La couche peut donc accueillir au maximum électrons. Cette relation est utile comme contrôle, pas comme ordre de remplissage.
Contrôler un quadruplet
Vérifier dans l’ordre , puis , puis , puis . Dès qu’une condition échoue, le quadruplet est impossible. N’essaie pas de « voir » l’orbitale avant d’avoir contrôlé les bornes.
Quadruplets
Étudier , et .
Contrôle séquentiel
Le premier est permis : , , et . Le deuxième échoue car . Le troisième échoue car pour , vaut seulement , 0 ou .
4. Voir les orbitales sans déformer leur sens
Les deux couleurs codent les signes opposés de , appelés phases : elles ne représentent ni des charges ni deux moitiés occupées alternativement. Chaque vignette nomme le plan dans lequel elle est vue ; les axes sont repérés au-delà des lobes. Les vues de et se ressemblent, mais leurs axes portent des noms différents : cette différence est essentielle. Ainsi est orientée selon et son plan nodal est ; de même a pour plan nodal et pour plan nodal . Une orbitale a donc un plan nodal passant par le noyau. Cette lecture forme–orientation–phase est celle qui est utile pour les questions de représentation du programme.
Quatre orbitales possèdent quatre lobes dans leur représentation usuelle. se distingue par deux lobes axiaux et un tore équatorial de phase opposée. Ces dessins schématisent les régions angulaires : ils ne représentent ni une trajectoire de l’électron ni une densité absolue à l’échelle. Les nœuds radiaux éventuels ne sont pas représentés.
Orbitales réelles et mℓ
Les orbitales cartésiennes , , sont des combinaisons réelles pratiques. Il est imprécis d’identifier mécaniquement les trois valeurs à dans cet ordre.
Décrire plutôt que reconnaître
En trois phrases : décrire une orbitale , nommer son plan nodal et expliquer le sens des deux couleurs. Puis indiquer comment distinguer , et sur un dessin correctement axé.
Lire forme, nœud puis phase
Une orbitale comporte deux lobes de phases opposées orientés selon l’axe et séparés par le plan nodal . Les couleurs représentent le signe de , non une charge. Les indices , et se lisent sur l’axe porté par les lobes ; les noms des axes doivent donc rester visibles au-delà des lobes.
5. Remplir les orbitales : trois règles, trois questions
Pauli
Deux électrons d’un même atome ne peuvent pas avoir les quatre mêmes nombres quantiques. Une orbitale accueille au plus deux électrons de spins opposés.
Klechkowski
Dans la construction usuelle, les sous-couches sont remplies par valeurs croissantes de ; en cas d’égalité, le plus petit vient d’abord.
Hund
Dans des orbitales dégénérées, on maximise d’abord le nombre d’électrons non appariés de spins parallèles avant d’apparier.
La phrase qui les distingue
Pauli : « combien par orbitale ? » ; Klechkowski : « quelle sous-couche d’abord ? » ; Hund : « comment répartir dans les orbitales de même énergie ? ».
L’ordre pratique est Les capacités sont , , et .
Soufre, Z=16
Établir la configuration, les cases et le nombre d’électrons non appariés.
Construire puis recompter
Le contrôle donne . Hund impose pour : Il reste deux électrons non appariés.
Portée de Klechkowski
La règle fournit l’ordre de construction attendu. Elle ne constitue pas une loi universelle de classement énergétique indépendante de l’occupation. Les configurations réelles de Cr et Cu sont usuellement et ; si une donnée spectroscopique est fournie, on l’utilise explicitement.
6. Électrons de valence et ions
Pour les blocs et , les électrons de valence appartiennent en général à la couche de plus grand . Pour un métal de transition à sous-couche incomplète, on considère et . Pour Zn, les douze électrons permettent de relier la configuration au groupe 12. Dans sa chimie simple, ce sont toutefois surtout les deux électrons qui sont arrachés pour former , tandis que reste fermée : il faut préciser le sens donné à « électrons de valence » lorsque cette nuance influe sur la réponse.
Former un ion monoatomique
Écrire d’abord l’atome neutre.
Ajouter des électrons pour un anion dans la sous-couche disponible.
Retirer les électrons de la couche de plus grand pour un cation.
Pour la quatrième période, retirer avant chez les métaux de transition.
Recompter : l’ion de charge doit avoir électrons.
Fer et zinc
n’est pas la configuration d’un gaz noble : elle contient 28 électrons, alors que Ar en a 18 et Kr 36.
7. Construire et lire la classification
Positionner un élément à partir de sa configuration
Établir la configuration attendue par construction.
Identifier la période à partir de la ligne de construction.
Identifier le bloc par la sous-couche en cours de remplissage.
Bloc : groupes 1 ou 2 ; bloc : groupes 13 à 18 ; bloc : le groupe correspond généralement à la somme des exposants .
Rédiger une phrase qui relie chaque conclusion à la configuration.
| Élément | Terminaison utile | période | bloc | groupe |
|---|---|---|---|---|
| K | 4 | 1 | ||
| Br | 4 | 17 | ||
| Fe | 4 | 8 | ||
| Zn | 4 | 12 |
Les familles utiles : alcalins , alcalino-terreux , chalcogènes , halogènes , gaz nobles à couche fermée, avec He .
8. Tendances périodiques : expliquer, pas réciter
Le rayon d’un atome n’est pas la mesure d’une frontière nette : sa valeur dépend de la convention expérimentale retenue. Le rayon covalent, utilisé dans la planche ci-dessous pour les non-métaux usuels, est déduit des longueurs de liaisons covalentes ; un rayon métallique ou un rayon de van der Waals n’a pas exactement la même définition. Quelle que soit la table cohérente choisie, on retrouve la tendance qualitative utile : dans une période, le rayon atomique diminue globalement de gauche à droite, car augmente sans nouvelle couche principale et la charge nucléaire effective ressentie par la valence augmente. Dans une colonne, il augmente globalement vers le bas par ajout de couches et écrantage accru.
L’électronégativité mesure l’aptitude d’un atome lié à attirer les électrons de la liaison. Elle augmente globalement vers le haut et vers la droite ; le fluor est le plus électronégatif dans l’échelle de Pauling.
Comparer deux électronégativités
Si les deux atomes sont dans une même période, aller vers la droite. S’ils sont dans une même colonne, aller vers le haut. S’ils sont en diagonale, utiliser une valeur ou le classement usuel plutôt que d’inventer une règle absolue. Pour les mécanismes organiques, mémoriser en priorité Les valeurs voisines de S et C rappellent qu’une simple diagonale ne remplace pas les données.
Deux tendances, deux raisonnements
Sans relire les flèches, classer C, N et O par électronégativité croissante, puis par rayon covalent croissant. Justifier chaque classement en une phrase.
Ne pas inverser les deux propriétés
Dans la période 2, l’électronégativité augmente vers la droite : Le rayon covalent évolue en sens inverse dans cette période : Les valeurs confirment ce second classement.
Pour des ions isoélectroniques comparés avec une même convention, le rayon diminue quand augmente : le même nombre d’électrons est davantage attiré. Ainsi On évite d’insérer dans une même série numérique un rayon covalent d’atome neutre et des rayons ioniques : ces grandeurs ne sont pas définies par le même environnement expérimental.
Série à 18 électrons
Classer , , et par rayon croissant.
Même nombre d’électrons, noyaux différents
Les quatre ions ont 18 électrons. Le rayon diminue lorsque augmente. Comme vaut successivement 16, 17, 19 et 20,
9. Questions directes originales
Création originale AOS.
Exercice 1 - Isotope
Donner protons, neutrons et électrons de .
Correction de l’exercice 1 - Isotope
: 30 protons ; neutrons ; la charge implique 28 électrons.
Exercice 2 - Description d’orbitale
Décrire , donner son plan nodal et expliquer les deux couleurs.
Correction de l’exercice 2 - Description d’orbitale
Une orbitale possède deux lobes de phases opposées orientés selon et séparés par le plan nodal . Les couleurs codent le signe de , jamais des charges.
Exercice 3 - Capacité
Donner nombre d’orbitales et capacité de .
Correction de l’exercice 3 - Capacité
Pour , : orbitales et électrons au maximum.
Exercice 4 - Quadruplet
Étudier et .
Correction de l’exercice 4 - Quadruplet
est permis : , . est impossible car doit être , 0 ou .
Exercice 5 - Configuration
Écrire la configuration de P, , puis de .
Correction de l’exercice 5 - Configuration
. Ajouter trois électrons donne . Le compte vaut .
Exercice 6 - Métal de transition
Écrire Co, , puis .
Correction de l’exercice 6 - Métal de transition
. Pour , retirer d’abord : .
Exercice 7 - Position
À partir de , donner période, bloc et groupe.
Correction de l’exercice 7 - Position
La construction atteint : période 4. La dernière sous-couche est : bloc . La terminaison compte cinq électrons de valence : groupe 15.
Exercice 8 - Tendance
Classer Li, Na et K par rayon croissant et justifier.
Correction de l’exercice 8 - Tendance
Dans le groupe 1, chaque descente ajoute une couche : .
Exercice 9 - Isoélectroniques
Classer , , et par rayon décroissant.
Correction de l’exercice 9 - Isoélectroniques
Les quatre ions ont 10 électrons. Quand augmente, le rayon diminue : .
Exercice 10 - Magnétisme élémentaire
Combien d’électrons non appariés pour N, , selon Hund ?
Correction de l’exercice 10 - Magnétisme élémentaire
Les trois électrons occupent trois orbitales distinctes avec spins parallèles : trois électrons non appariés.
10. Six problèmes progressifs
Problème A - Une chaîne complète autour du sélénium
Le sélénium a . Établir sa configuration, ses électrons de valence, sa période, son bloc et son groupe. Proposer l’ion monoatomique simple qui atteint une couche externe fermée et écrire sa configuration.
Correction de l’exercice A - Une chaîne complète autour du sélénium
Relation littérale. 34 électrons sont répartis selon l’ordre de construction. Application numérique. . La couche externe est : six électrons de valence. Le plus grand est 4 : période 4. La terminaison donne le bloc et le groupe 16. Pour fermer la couche , Se gagne deux électrons : . Contrôle d’unité et de sens. électrons, nombre de Kr.
Problème B - Fer dans un complément alimentaire
Comparer les configurations de Fe, et . Représenter les cinq cases de chaque ion isolé en appliquant la règle de Hund et déterminer le nombre d’électrons non appariés. Le vocabulaire haut spin/bas spin sera réservé aux complexes placés dans un champ de ligands.
Correction de l’exercice B - Fer dans un complément alimentaire
; ; . Pour , Hund donne cinq cases d’abord simples puis un appariement : quatre électrons non appariés. Pour , les cinq cases sont simples : cinq non appariés. Pour l’atome Fe, les deux électrons sont appariés et conserve quatre non appariés. Contrôle. Ces nombres concernent le modèle des ions libres, répartis selon Hund. Dans un complexe, le champ des ligands peut conduire à une situation haut spin ou bas spin ; ce choix ne se déduit pas du seul ion isolé.
Problème C - Chrome : construction et réalité
La construction de Klechkowski conduit à , tandis que la configuration usuelle réelle est . Distinguer clairement les deux réponses, proposer l’explication qualitative attendue et écrire à partir de la configuration réelle.
Correction de l’exercice C - Chrome : construction et réalité
Klechkowski construit . La donnée expérimentale usuelle est , souvent expliquée qualitativement par la stabilisation d’une sous-couche demi-remplie et par la faible différence d’énergie entre et . Pour , retirer d’abord l’électron , puis deux électrons : . Contrôle. Ne pas produire : la règle de retrait dépend de la couche de plus grand .
Problème D - Abondances isotopiques
Le cuivre naturel contient deux isotopes de masses et , avec une masse atomique moyenne . En notant la fraction du premier, déterminer et les abondances en pourcentage.
Correction de l’exercice D - Abondances isotopiques
Relation littérale. En exprimant toutes les masses atomiques dans la même unité, . Application numérique. , donc . Les abondances sont et . Contrôle. La moyenne est plus proche de , donc l’isotope léger doit être majoritaire : cohérent.
Problème E - Suite de nombres quantiques
Pour une sous-couche , énumérer les valeurs possibles de , en déduire le nombre d’orbitales et la capacité électronique maximale.
Correction de l’exercice E - Suite de nombres quantiques
Pour , et : sept orbitales, donc quatorze électrons au maximum puisque chaque orbitale accueille au plus deux électrons de spins opposés.
Problème F - Comparer des propriétés
Pour Na, Mg, Cl et K : établir les terminaisons électroniques ; classer qualitativement les rayons atomiques ; classer les électronégativités parmi Na, Mg et Cl ; expliquer pourquoi est plus petit que Na.
Correction de l’exercice F - Comparer des propriétés
Na : ; Mg : ; Cl : ; K : . Dans la période 3, le rayon diminue globalement : . K est sous Na et possède une couche de plus : est le plus grand. Ainsi . L’électronégativité augmente vers la droite : . a perdu la couche et possède le cortège compact de Ne ; il est donc nettement plus petit que Na.
11. Trois problèmes-bilan originaux
Création originale AOS. Les trois problèmes ci-dessous sont des créations originales. Ils reprennent les gestes récurrents du programme et des annales sans reproduire leurs énoncés.
Problème G - Du zinc métallique à l’ion zinc(II)
Le zinc, régulièrement mobilisé dans le corpus, a pour numéro atomique . On considère l’isotope et l’ion .
Donner les nombres de protons, de neutrons et d’électrons de .
Établir la configuration électronique construite de Zn et contrôler le total.
Identifier les électrons de valence utiles, la période, le bloc et le groupe.
Former en précisant la sous-couche vidée en premier.
Donner les valeurs possibles de dans une sous-couche et sa capacité maximale.
Comparer qualitativement les rayons de Zn et .
Classer par électronégativité croissante Zn, C, N et O à l’aide des tendances périodiques, puis signaler la limite d’un classement purement qualitatif pour un métal de transition.
Dans une copie, un candidat écrit . Diagnostiquer précisément l’erreur et proposer un contrôle rapide.
Correction du problème G - Zinc — enchaîner comptage, configuration et propriété
1. Composition. impose 30 protons. Le noyau contient neutrons. La charge traduit la perte de deux électrons : l’ion en possède 28.
2. Atome neutre. La règle de construction donne Le contrôle retrouve le numéro atomique.
3. Position. Le plus grand nombre quantique principal occupé est : période 4. La sous-couche caractéristique est : bloc . Les électrons constituent la valence usuelle du métal de transition ; leur total conduit au groupe 12.
4. Cation. Lors de la formation d’un cation de transition, les électrons de la couche de plus grand sont retirés d’abord. On vide donc avant : Le total confirme la charge.
5. Sous-couche . Pour , : cinq orbitales et dix électrons au maximum.
6. Rayon. Le cation est plus petit que l’atome : il a perdu la couche et ses 28 électrons sont attirés par le même noyau de charge .
7. Électronégativité. Pour les éléments usuels proposés, . La tendance vers la droite et vers le haut guide le classement, mais les métaux de transition exigent, lorsque l’énoncé demande une valeur précise, l’exploitation des données fournies plutôt qu’une diagonale mémorisée.
8. Diagnostic. conserve les électrons et retire à tort deux électrons . Le contrôle « retirer d’abord le plus grand » conduit à ; le recomptage donne bien 28 électrons.
Problème H - Suivre le sélénium d’un complément vétérinaire
Le sélénium, élément de numéro atomique , intervient à l’état de traces dans certains compléments. On étudie ici un échantillon modèle ne contenant que deux isotopes de masses et . Sa masse atomique moyenne vaut .
Pour l’ion , donner le nombre de protons, de neutrons et d’électrons. Justifier chaque valeur.
En notant la fraction de l’isotope léger, écrire puis résoudre l’équation de moyenne pondérée. Donner les deux abondances en pourcentage.
Établir la configuration électronique construite de l’atome Se. Recompter les électrons.
Représenter les trois cases de la sous-couche et y placer les quatre électrons conformément à Hund et Pauli. Combien d’électrons restent non appariés ?
Donner toutes les valeurs possibles de pour les orbitales de la sous-couche . Expliquer pourquoi parler du quadruplet unique du « dernier électron » serait ambigu sans convention supplémentaire.
Déterminer les électrons de valence, la période, le bloc et le groupe du sélénium. Chaque réponse doit être reliée à un morceau précis de la configuration.
Écrire la configuration de et identifier le gaz noble isoélectronique.
Classer qualitativement, dans le modèle isoélectronique, l’extension radiale des cortèges de , , Kr et . Montrer d’abord qu’ils sont isoélectroniques et préciser pourquoi ce classement ne doit pas être confondu avec un mélange de rayons tabulés selon des conventions différentes.
Classer O, S et Se par rayon croissant puis par électronégativité décroissante, avec une justification qualitative.
INDICE SI TU BLOQUES
Pour une série isoélectronique, le nombre d’électrons est fixé. Le rayon est alors gouverné en première approche par l’attraction du noyau : plus est grand, plus le cortège est compact.
Correction du problème H - Suivre le sélénium d’un complément vétérinaire
1. Composition de .
impose 34 protons. Le nombre de neutrons vaut . La charge signifie deux électrons de plus que l’atome neutre : .
2. Abondances isotopiques.
Relation littérale. Si est la fraction de l’isotope léger, la fraction lourde vaut et Application numérique. Les abondances sont pour l’isotope léger et pour l’isotope lourd. Contrôle d’unité et de sens. La moyenne est plus proche de : l’isotope lourd doit être majoritaire, ce qui est bien le cas.
3. Configuration électronique.
L’ordre de construction donne Le contrôle retrouve .
4. Cases et électrons non appariés.
Les trois orbitales sont dégénérées. Hund impose d’abord trois occupations simples, puis le quatrième électron s’apparie : Il reste deux électrons non appariés. Pauli impose des spins opposés dans la première case.
5. Nombres quantiques de .
Pour , et . Ainsi ; pour chaque orbitale, . Dans une sous-couche dégénérée, l’ordre graphique des trois cases est conventionnel : sans convention sur l’ordre de remplissage et sur l’axe choisi, il n’existe pas un quadruplet physiquement unique du « dernier électron ».
6. Position dans la classification.
La couche externe contient six électrons de valence. Le plus grand nombre principal est : période 4. La sous-couche en cours de remplissage est : bloc . Une terminaison correspond au groupe 16, famille des chalcogènes.
7. Ion simple.
Le sélénium gagne deux électrons pour fermer : Le compte confirme l’isœlectronicité avec Kr.
8. Série isoélectronique.
et Kr possède 36 électrons, comme : . Dans un même modèle de cortège isoélectronique, l’attraction nucléaire augmente avec et l’extension radiale diminue qualitativement : Ce résultat porte sur la tendance du cortège à nombre d’électrons fixé. Pour confronter des valeurs expérimentales, il faudrait employer des rayons définis dans des environnements comparables ; un rayon covalent de Kr et des rayons ioniques cristallins ne forment pas une série homogène.
9. Tendances dans le groupe 16.
En descendant de O vers S puis Se, on ajoute des couches : L’électronégativité diminue globalement vers le bas d’une colonne à cause de la distance et de l’écrantage croissants :
RÉDACTION CONCOURS POSSIBLE
: six électrons de valence, période 4, bloc , groupe 16. L’ion possède 36 électrons. Dans le modèle isoélectronique //Kr/, l’extension du cortège diminue lorsque augmente : . Ce classement qualitatif ne mélange pas des rayons tabulés selon des conventions différentes.
Problème I - Ruthénium : distinguer construction et donnée spectroscopique
Le ruthénium a pour numéro atomique . La construction par la règle de Klechkowski conduit à alors qu’une donnée spectroscopique fournit pour l’état fondamental Dans tout le problème, les deux écritures doivent être nommées et ne doivent pas être mélangées.
Vérifier par comptage que les deux configurations contiennent bien 44 électrons.
Pour les orbitales et , donner , , les valeurs possibles de et le nombre d’orbitales de la sous-couche.
Étudier successivement les quadruplets , et .
À partir de la configuration construite, déterminer la période, le bloc et le groupe du ruthénium.
Nommer les sous-couches de valence retenues pour ce métal de transition et expliquer pourquoi la seule couche de plus grand ne suffit pas.
Dessiner les cases et pour les deux configurations. Dans un simple décompte suivant Hund, combien d’électrons sont non appariés dans chaque écriture ?
Établir la configuration de à partir de la donnée spectroscopique, en explicitant l’ordre de retrait des électrons.
Le fer appartient aussi au groupe 8 et se situe dans la période 4. Comparer qualitativement les rayons de Fe et Ru et expliquer ce que signifie leur appartenance au même groupe.
Rédiger un paragraphe expliquant pourquoi une copie scientifique peut présenter successivement la configuration construite et la configuration expérimentale sans se contredire.
INDICE SI TU BLOQUES
La règle de construction est une méthode de prévision. Une donnée spectroscopique est une information expérimentale. Si les deux diffèrent, on ne « corrige » ni l’une ni l’autre : on précise leur statut et on utilise la donnée imposée pour la suite.
Correction du problème I - Ruthénium : distinguer construction et donnée spectroscopique
1. Comptage des électrons.
Le cœur contient 36 électrons. La configuration construite en ajoute et la configuration spectroscopique : chacune totalise électrons.
2. Sous-couches et .
Pour , , , : cinq orbitales. Pour , , , : une seule orbitale.
3. Quadruplets.
est permis : , et .
est permis : pour une orbitale , impose .
est impossible : avec , est compris entre et .
4. Position du ruthénium.
La configuration construite atteint la couche : période 5. La sous-couche caractéristique est : bloc . Pour ce métal de transition, la somme vaut 8 : groupe 8.
5. Électrons de valence.
Pour un métal de transition, les sous-couches et sont proches en énergie et peuvent intervenir dans la chimie. On retient donc ici et , pas seulement la couche de plus grand .
6. Cases quantiques.
Pour la configuration construite : Le décompte laisse quatre électrons non appariés.
Pour la donnée spectroscopique : Le modèle de cases laisse trois électrons non appariés dans et un dans , soit quatre au total. Ce décompte pédagogique ne remplace pas une étude spectroscopique fine des termes atomiques.
7. Formation de .
On part de la donnée réelle . Pour former un cation, on retire d’abord l’électron de la couche de plus grand , ici , puis deux électrons : Le contrôle donne électrons, soit .
8. Comparaison avec le fer.
Fe et Ru sont tous deux dans le groupe 8 : ils possèdent une organisation de valence analogue et présentent des parentés chimiques, sans être identiques. Ru est dans la période 5, sous Fe qui est dans la période 4 ; l’ajout d’une couche conduit globalement à un rayon plus grand pour Ru, même si les tendances précises des métaux de transition peuvent être nuancées.
9. Statut des deux configurations.
La configuration est le résultat explicite d’une règle de construction : elle montre que l’on sait appliquer Klechkowski. La configuration est une donnée expérimentale sur l’état fondamental réel. Les sous-couches et étant proches en énergie, la prévision simple peut différer de l’observation. Une copie rigoureuse annonce le statut de chaque écriture puis utilise la donnée spectroscopique pour les ions et la suite du raisonnement.
RÉDACTION CONCOURS POSSIBLE
La règle de Klechkowski conduit à , tandis que la donnée spectroscopique impose . Ces deux écritures totalisent 44 électrons mais n’ont pas le même statut. Pour former à partir de l’état réel, on retire d’abord , puis deux électrons : .
La configuration n’est que le début
Une réponse complète enchaîne : nombre d’électrons configuration valence position propriété. Chaque flèche de cette chaîne doit être justifiée par une règle différente.
Plan de révision espacée
Refaire les configurations de S, Fe et Se, puis dessiner de mémoire.
Traiter les problèmes C et E sans regarder les bornes des nombres quantiques.
Choisir trois éléments du tableau et reconstruire période, bloc, groupe et ion simple.